« Jacob se mit en route et prit la direction des pays de l’Orient.  Un jour, il vit un puits dans la campagne. Il y avait là trois troupeaux de moutons et de chèvres au repos, car c’est à ce puits qu’on abreuvait le bétail. Une grande pierre en fermait l’ouverture.  Quand tous les troupeaux étaient rassemblés, on faisait rouler la pierre et on abreuvait le bétail, puis on remettait la pierre en place.  Jacob demanda aux bergers : Mes amis, d’où venez–vous ? –– De Haran. ––   Connaissez–vous Laban, le fils de Nahor ? –– Oui. ––   Comment va–t–il ? –– Il va bien, et voici justement sa fille Rachel qui vient avec son troupeau. ––   Il fait encore grand jour, reprit Jacob ; ce n’est pas le moment de rassembler le bétail. Faites boire les bêtes et repartez au pâturage. ––   Nous ne pouvons pas le faire avant que tous les troupeaux soient rassemblés. Alors on enlèvera la pierre qui ferme le puits et nous abreuverons les bêtes.  Jacob parlait encore avec eux quand Rachel arriva avec le troupeau qui appartenait à son père, car elle était bergère.  Lorsque Jacob vit sa cousine Rachel et le troupeau de son oncle Laban, il s’approcha du puits, fit rouler la pierre qui le fermait et abreuva le troupeau de son oncle.”  (Bible, livre de la Genèse, chapitre 29, les versets 1-10)

La suite aux jeunes, voici ce qu’ils proposent :

Ils se rencontrent et ils se parlent ; ils se présentent et ils font connaissance.

Rachel dit : « Veux-tu être mon petit copain ? »

Jacob répond : « Viens avec moi, j’ai envie de te parler. Et j’ai envie de te faire une cadeau. »

Rachel reprend (et ici les avis divergent, il y a donc deux options) :

  1. « Oh oui, je veux bien, mais sous condition que tu me présentes ton frère. »
  2. « Merci beaucoup de me faire un cadeau »

… et maintenant à vous de jouer, prolongez l’histoire !

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« Rébecca prit des vêtements de son fils aîné, les plus beaux qu’elle avait à la maison, et en habilla Jacob, son fils cadet.  Avec la peau des chevreaux, elle lui recouvrit les bras et la partie lisse du cou  et elle lui mit entre les mains le plat appétissant et le pain qu’elle avait préparés.  Il alla trouver son père et lui dit : Mon père ! –– Je t’écoute, mon fils, dit–il ; mais dis–moi qui tu es.  Jacob reprit : Je suis Ésaü, ton fils aîné. » (Livre de la Genèse, chapitre 27, les versets15-19)

Qu’en pensent les jeunes ?

  • Jacob ment
  • La maman le voulait
  • La maman est fautive, c’était son idée
  • Jacob aurait pu dire « non »
  • Jacob n’aurait pas dû se laisser manipuler
  • C’est la maman qui a manigancé
  • Si la maman insiste on est obligé
  • Jacob l’a fait pour faire plaisir à sa maman
  • C’est difficile de dire non quand quelqu’un demande : « Tu peux faire ça pour moi ? »

(Développement du jugement moral)

Amitié

Tendresse

Faire l’amour

et Amour inconditionnel

Philosophie, philatélie, philanthrope

Éros et érotique

Don de soi

Aimer ses parents, ses frères et soeurs, le ski, le football, ses amis et ses amies, facebook, son ou sa petit(e) ami(e), Dieu …

Le plat préféré d’Esaü était les lentilles ; pour cela il a renoncé à son droit d’être le chef de la famille.

Que feriez-vous pour votre plat préféré ? Au moment d’une faim immense ?

Voici ce qui dans nos familles sont les menus de Noël, dans l’ordre décroissant :

  • la dinde
  • la bûche de Noël
  • les croissants au jambon
  • le saumon
  • le pâté et le foie gras
  • la salade

Et voici l’histoire de Noël dans la vie de Jacob, quand le ciel s’est ouvert dans son rêve :

“ Jacob quitta Berchéba pour se rendre à Haran.  Il s’installa pour la nuit, là où le coucher du soleil l’avait surpris. Il prit une pierre pour la mettre sous sa tête et se coucha à cet endroit.  Il fit un rêve : une échelle était dressée sur la terre et son sommet atteignait le ciel. Des anges de Dieu y montaient et descendaient.  Le Seigneur se tenait devant lui et lui disait : Je suis le Seigneur, le Dieu de ton grand–père Abraham et le Dieu d’Isaac. La terre où tu es couché, je la donnerai à toi et à tes descendants.  Tes descendants seront aussi nombreux que les grains de poussière du sol. Vous étendrez votre territoire vers l’ouest et vers l’est, vers le nord et vers le sud. A travers toi et tous tes descendants, je bénirai toutes les nations de la terre.  Je suis avec toi, je te protégerai partout où tu iras et je te ramènerai dans ce pays. Je ne t’abandonnerai pas, je ferai tout ce que je t’ai promis.  Jacob s’éveilla et dit : Vraiment le Seigneur est ici, mais je ne le savais pas.  Il eut peur et déclara : Comme cet endroit est redoutable ! Ce n’est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel !  Il se leva tôt. Il prit la pierre qui avait été sous sa tête, la dressa et versa de l’huile sur son sommet pour en faire une pierre sacrée.  Il appela cet endroit Béthel, ce qui veut dire Maison de Dieu–auparavant le nom de la localité était Louz.” (Livre de la Genèse, chapitre 28, les versets 10 à 19, bible en français courant)

Pour Esaü c’était un plat de lentilles (Bible, livre de la Genèse, chapitre 25).

Et pour vous, les jeunes de la Passerelle ?

  • L’émincé au curry
  • Le papet vaudois
  • Les spaghetti bolognese
  • Des lasagnes
  • Le poulet à l’indienne avec du riz
  • La pizza, avec des champignons et des anchois

Et à qui va votre préférence, Esaü, le chasseur, le sauvage, le fort, ou Jacob, le chétif, le petit ?

  • Six voix pour Esaü, trois pour Jacob

Les rencontres avec les enfants de la Passerelle se font à midi. La dernière fois nous avons regardé ce qui nous réunit et nous tient ensemble.

Les jeunes ont dit :

  • Le pique-nique

  • La bible

  • Le Saint Esprit

C’est ce qui, d’après eux,

constitue notre amitié.

  • Le corps, les corps à corps, ce que nous exprimons par le corps, nos émotions, ainsi que ce qui nourrit le corps, le pain de tous les jours
  • La parole, la nourriture de l’âme et de l’esprit
  • Et Dieu, par son Esprit

C’est ainsi que nous avançons ensemble.

 

Pleins de vie

  • Parce qu’on se fait aider par Dieu
  • Parce que Dieu écoute nos prières
  • Parce qu’on est né, qu’on est là, qu’on est présent
  • Parce qu’on a de quoi manger, boire et se protéger

Calme

  • Parce qu’il faut garder le calme en certains moments, p.ex. à l’école
  • Quand il faut travailler
  • quand il faut écouter les autres

« L’argent »,

ceci comme provocation.

« La famille »,

c’était déjà plus sérieux.

« L’amour »,

enfin!

Respire, mon ami, respire,

dans tes angoisses, tes colères

et dans ta détresse,

d’abord, mon ami, respire.

Arrête-toi,

prends du souffle,

fais-toi du bien,

et je t’offre un moment,

un bout de moi-même,

presque rien,

à l’écoute l’un de l’autre,

et, peut-être,

en présence de celui que je nomme

le tout-autre :

Il s’appelle, Charly,

lui, qui est au service des Ferraris cabossées.

Suite sur le site de l’Église réformée …

Charly Jaquier, aumônier à Valmont

« Mon attention auprès des jeunes est d’être un témoin de cette flamme qu’ils portent en eux ; flamme souvent vacillante, malmenée par des vents trop forts…, mais flamme d’espoir d’un monde différent et accueillant auquel ils ont droit. »

Nous avons souvent parlé de Charly, personnage un peu mystérieux.

Des Charlys, il y en a beaucoup. Celui qui nous a rendu visite à Pestalozzi s’appelle Charly Jaquier, et il est aumônier catholique à Valmont.