Cher Charly,

Lundi passé, nous étions quatre à nous retrouver dans la salle habituelle. Très vite un jeune a proposé que nous nous installions à la bibliothèque, ce que nous avons fait.

Pendant toute la période  nous avons vécu un silence de communion. Je ne sais pas trop comment t’expliquer cela mais personne n’a parlé. Nous avons feuilleté des livres. Toute en faisant notre lecture silencieuse, chacun était conscient de la présence de l’autre

Et c’était bien de savoir qu’il y avait quelqu’un à notre côté.

Tu sais Charly, le silence nous ne l’avons pas demandé, mais il s’est invité chez nous. J’aimerais que tu t’imagines ces trois jeunes assis en cercle à la bibliothèque … Dans le silence, qui a bien duré cinquante minutes, ils ont communiqué avec leurs corps et c’était un moment très fort, profond. Un cadeau !

Voila c’est ça, dans le silence nous étions des cadeaux les uns pour les autres.

« La où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom,

je suis au milieu d’eux.»

(Bible, évangile selon Matthieu chapitre 18, verset 20)

A bientôt.

Amicalement.

Mary

Mystères et valeurs

29 mars 2011

Cher Charly,

Pour te tenir au courant,  voici un retour sur notre rencontre “Rien à voir” de ce lundi, intéressante, fascinante, mystérieuse :

Nous étions quatre, deux jeunes, Mary et moi-même.

Et nous avons surtout écouté, ce jeune qui arrive au bout de sa scolarité obligatoire et qui va faire son chemin ailleurs. Il nous a parlé de ses intérêts, de sa passion des romans fantastiques, des valeurs auxquelles il tient : la fidélité, l’amitié, la solidarité, la compassion et la loyauté. Il les a mises en dessin dans mon calepin : une couronne, des épines et un cœur, symboles qui m’ont rappelé les tâches du chrétien, suite aux ministères de Jésus :

- Le berger, ou le prêtre, qui prend soin de ceux et celles qui lui sont confiés

- Le roi ou le jardinier, responsable du monde qui est le sien et qu’il doit gérer avec sagesse

- Le fou, le prophète, celui qui rappelle à l’ordre le roi, ou le prêtre, quand ceux-ci négligent leur responsabilités

Ce jeune nous a touchés, c’était un moment fort. Je lui souhaite que ce à quoi il croit se réalise aussi.

Si tu le croise, cher Charly, sur ton chemin et lors d’une de tes nombreuses rencontres avec des jeunes, ici ou ailleurs, prends garde de lui.

Avec mes amitiés.

Armin

Lundi 21 mars 2011, Mary parle de l’eau, élément de vie et de survie, de la grossesse à la naissance :

L’eau qui entoure le fœtus pendant la grossesse.

L’eau dans notre corps

L’eau amie ou ennemie

L’importance de l’eau pour l’homme

L’eau un Trésor

L’eau, la vie !!!

Pendant ce temps, un des jeunes n’est pas bien ; à part, sur le balcon, sur la balustrade et au-delà, un jeu, du sérieux, une question :

“Est-ce que je peux me suicider ?”

Charly, qu’en dirais-tu ?

Moi, Armin, j’ai dis :

“Non !
Tu peux, évidemment, mais ce n’est pas bien.
Tu aimes la vie, et la vie t’aime, comme moi.
Alors, pourquoi ta question ?
Pour me faire peur ?”
“Oui, dit-il, pour vous faire peur.”

Pour me faire peur, pour que je lui dise que je me soucie de lui ?

Encore une autre moment, un autre jeune :

“Charly, c’est vous !”, avec insistance.

Charly, qui es-tu ?

Toi, moi, un autre, comme Dieu ? Présent, absent, mystérieux ?

Et nous avons parlé de notre travail comme aumôniers, à partir de trois playmobiles:

Le berger, l’aumônier qui se soucie de vous.

Le jardinier, qui participe à la vie de l’institution.

Le fou, qui pose la question de Dieu, et de la justice, et de la compassion.

Après la séance, avec Mary sur le chemin du retour, un jeune qui se cache à l’entrée : “Qu’est-ce qui t’arrive ?”

“J’ai peur que les autres me tapent.”

Charly, nous avons besoin de toi. Il faut que tu viennes.

Armin

Ce lundi ils auraient dû être trois, mais ils n’étaient que deux. Les tractations étaient longues : ils avaient proposé du rap, je suis entré en matière, ils ont reculé, j’ai insisté, ils voulaient de l’instrumentalisation sur l’ordinateur, je savais qu’ils en avaient sur leurs portables, un va et vient, jusqu’à ce que je me mette à écrire mon rap et à le chanter, péniblement. Ils étaient défiés, le premier a commencé à chanter le sien, le deuxième a finalement repris, et me voilà dans une “impro rap battle”, un grand cadeau qu’ils m’ont fait.

Je ne me suis pas retrouvé dans les paroles, – pensez ! -, mais la violence était symbolisé, l’art transcende le passage à l’acte.

Je n’ai qu’à remercier : un grand merci à vous deux !

Et voici ma contribution, du rap avant l’heure :

“ Célébrez le SEIGNEUR,

car il est bon et sa fidélité est pour toujours.

Célébrez le Dieu des dieux,

car sa fidélité est pour toujours.

Célébrez le Seigneur des seigneurs,

car sa fidélité est pour toujours.

Il est le seul auteur de grands miracles,

car sa fidélité est pour toujours,

l’auteur intelligent des cieux,

car sa fidélité est pour toujours,

affermissant la terre sur les eaux,

car sa fidélité est pour toujours.

Il est l’auteur des grandes lumières,

car sa fidélité est pour toujours,

le soleil qui règle les jours,

car sa fidélité est pour toujours,

la lune et les étoiles qui règlent les nuits,

car sa fidélité est pour toujours.

Dans notre abaissement, il se souvint de nous,

car sa fidélité est pour toujours,

il nous arracha à nos adversaires,

car sa fidélité est pour toujours.

Il donne du pain à toute créature,

car sa fidélité est pour toujours.

Célébrez le Dieu des cieux,

car sa fidélité est pour toujours.”

(Psaumes 136)

Armin

Lundi passé, lors du petit déjeuner à Pestalozzi, toujours aussi sympathique, un élève  me demande :

“Est-ce qu’on peut être puni pour quelque chose qu’on n’a pas fait ?”

Question pertinente que je vais transmettre à Charly.

Par rapport à celui-ci, un autre élève m’a prié :

“Dites à Charly de venir.”

C’est vrai, il faut absolument qu’il vienne une fois.

Seulement parler de lui ne suffit pas.

D’ailleurs, Jésus, lors de son apparition aux disciples, qu’avait-il dit à Thomas ?

“Parce que tu m’as vu que tu as cru ; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru.”

Armin

Chers amis,

Armin m’a parlé de la séance de lundi passé ; il semble qu’elle était plutôt turbulente. Vous tous ensemble, d’âges très différents, une équipe qui ne s’est pas choisie, et certains parmi vous qui n’avez pas pu discuter avec vos parents, je comprends que cela ne prend pas toujours.

Mary et Armin, c’est ce qu’ils m’ont dit, veulent maintenant adapter leur manière de faire. Désormais il vont vous solliciter, quelques uns, chaque lundi, pas tous, mais deux, trois, quatre … d’entre vous.

Ils diront :

“Aujourd’hui, nous voulons passer un temps avec toi. Es-tu d’accord ?”

Ils vont vous adresser un appel ; à vous, en toute liberté, de le recevoir et de l’accepter. Mais par la suite il faudra aussi assumer et respecter les règles du jeu.

Chaque lundi, ce seront donc d’autres personnes parmi les dix qui êtes inscrits à cet atelier.

Tout cela me rappelle un peu l’appel que Jésus a adressé à ses disciples :

“Viens, suis-moi !”, disait-il,

prendre le chemin du bonheur, même si cela coûte.

A la prochaine.

Charly

Mary et la naissance

16 février 2011

L'arbre qui voulait rester nu

Hello folks ! It’s Charly.

Je vous salue.

Armin m’a raconté ce que vous avez fait lundi passé. Chouette !

Qu’est-ce que ressent une maman enceinte, puis lors de l’accouchement ?

Les soins qu’elle prend d’elle-même et de son bébé, la joie qui l’habite, mais aussi ses appréhensions.

Chaque maman veut le meilleur pour son enfant, – j’en suis aussi convaincu -, imagine son avenir, a des rêves pour lui et se réjouit quand elle voit que son enfant fait son chemin.

Et même là où il y a difficulté, peut-être surtout là, tout au fond d’elle-même, la maman souhaite que son enfant soit heureux.

Me vient en esprit ce passage, nous en avons souvent discuté, Armin et moi :

“La femme oublie-t-elle son nourrisson, oublie-t-elle de montrer sa tendresse à son enfant ? Même si elle l’oubliait, moi, ton Dieu, je ne t’oublierai jamais.”

Puis Mary vous a raconté un conte. Et elle a parlé des arbres et comment elle leur parle.

Vous vous êtes déjà arrêtés auprès d’un vieil arbre et vous vous êtes déjà demandés tout ce qu’il a vu dans sa vie ?

Le saule pleureur à Pestalozzi par exemple ?

A la prochaine, j’espère de pouvoir passer bientôt.

Charly

Chers amis,

D’abord toutes mes excuses : je n’ai pas pu vous rejoindre jusqu’à présent. Mais je ferai mon mieux pour passer une fois.

De toute façon, en pensée je suis avec vous, et Mary et Armin me transmettent régulièrement ce que vous vivez ensemble.

Il semble qu’il y a eu des moments forts,

quand vous avez entendu un bout de notre histoire d’antan, à la ferme à Huttwil, il y a presque 50 ans,

quand vous avez cherché ce qui se trouve au sein de rien,

quand vous avez découvert ces quelques objets de mon balluchon que j’ai laissé à Armin.

Et je me réjouis de ce que vous direz une fois entendu Mary, quand elle vous aura parlé de la naissance.

Naissance et connaissance, vous avez déjà remarqué que c’est le même mot ?

J’attends de vos nouvelles.

A la prochaine !

Charly

PS Est-ce que vous avez déjà trouvé le nom de cet objet qui, quand on regarde à travers lui, fait changer la vision du monde et celle d’autrui ?

RienAVoir

10 février 2011

Un cheminement de découverte pour voir ce qu’il y a au sein de rien

Adresses – Urgences

1 janvier 2011

Tel.me Soutien psychologique pour jeunes et parents

disno.ch Association pour la prévention de la maltraitance et des abus sexuels envers les enfants.

ciao.ch Des professionnels répondent aux jeunes

As’trame Lorsqu’un deuil, un divorce ou une maladie bouleverse la vie

La FJF Fondation Jeunesse et Familles Programme pour mineurs-e-s faisant l’objet d’une décision civile ou pénale (15-18 ans) 021 644 20 45

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